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Invitation présentation du livre « Allah est grand, la République aussi » de Lydia Guirous le jeudi 6 novembre à 19h à la libraire Albin Michel

5 nov Invitation Lydia Guirous

Invitation Lydia Guirous

« Du voile de Creil… au djihad en Syrie…Nous avons perdu une bataille, oublié de descendre à la station République… »

Enfant de l’immigration, Lydia Guirous, n’a pas eu de difficulté à s’intégrer. La France, elle l’aime. Trop peut-être ? Au point de déranger ceux qui voudraient qu’elle la rejette ? À mi-chemin entre le manifeste et le témoignage, elle pointe la dangereuse dérive d’une France qui a honte de ses valeurs, de son histoire et abdique face à la montée du communautarisme et de l’islam radical.

Dans cet essai courageux, au travers d’anecdotes acérées, elle dénonce les atteintes portées aux droits des femmes, la radicalisation d’une partie de la jeunesse des quartiers populaires, le piège de la double culture et de la « diversité » , le jeu trouble des politiques, et leurs difficultés à faire respecter ce principe qui protège tous les enfants de la République : la laïcité. 

70 ans du droit de vote féminin: les femmes sont-elles moins combatives en politique par nature ou parce qu’on les éduque à ça ?

24 avr

Interview pour Atlantico le 21 avril 2013

70 ans du droit de vote féminin : les femmes sont-elles moins combatives en politique par nature ou parce qu’on les éduque à ça ? 

Cela fait aujourd’hui 70 ans que les femmes ont obtenu le droit de vote, et pourtant elles n’ont toujours pas rattrapé leur retard sur les hommes en politique : elles ne représentent que 27 % des députés à l’Assemblée nationale, et aucune n’a encore accédé à l’Élysée.

Atlantico : C’est le 21 avril 1944 que les femmes ont obtenu le droit de voter et d’être élues, et ce grâce à une discrète ordonnance produite lors de la Libération. Pourtant, encore aujourd’hui, elles ne sont que 27 % à l’Assemblée nationale. A quoi cela est-il dû ? Les femmes sont-elles par nature moins enclines que les hommes à s’investir dans des fonctions politiques ? 

Lydia Guirous : Je crois que l’on ne peut pas corriger quasiment deux millénaires de sociétés patriarcales en 70 ans. Toutefois, les choses évoluent dans le bon sens et même plutôt vite. Certes 27%, c’est encore faible, bien que l’objectif ne soit pas non plus une parité arithmétique parfaite, qui serait plus une caricature qu’autre chose. En revanche, ce qui est plus intéressant à signaler depuis 70 ans, c’est que l’ensemble des structures et des viviers de pouvoir se sont féminisés : les grandes écoles, la haute-fonction publique, les cabinets ministériels, les médias…Finalement, l’ensemble des tremplins vers l’exercice du pouvoir politique est ouvert aux femmes…à elles de faire leur place progressivement car les hommes ne la leur laisseront pas facilement.

Atlantico :  Il est surprenant qu’après 70 années les choses aient aussi peu évolué dans la répartition des responsabilités politiques entre hommes et femmes. Le poids de l’éducation est-il encore là ? Insidieusement, notre société les éduque-t-elle encore à se mettre en retrait de ce domaine ?

Je ne partage pas votre point de vue, notamment en ce qui concerne les jeunes femmes de ma génération ou celle d’après. C’est sans doute vrai pour les femmes plus âgées qui restent souvent partagées entre un désir total d’émancipation et de parité et en même temps plongées dans la reproduction de mécaniques patriarcales, comme leurs mères ou leurs sœurs. Pour les femmes plus jeunes, il n’y a plus de barrières éducatives…si barrières il existe, elles sont plus psychologiques que socio-éducatives.

 Atlantico : Les métaphores claniques et guerrières sont nombreuses en politique. Le côté belliqueux plaît-il aux hommes, et à l’inverse a-t-il tendance à rebuter les femmes ? Est-ce le signe qu’il faudrait changer la manière de faire de la politique ?

La politique est un monde violent et le côté belliqueux de cet exercice n’est pas que rhétorique… il correspond à une réalité. Mais au risque de vous surprendre, ce n’est pas au monde politique de s’adapter aux femmes, mais l’inverse. Et d’ailleurs, elles le font… certaines avec un très grand zèle ! Cessons de victimiser les femmes ou de les faire passer pour de petits êtres fragiles et sous tutelle ou domination masculine… Les femmes en politique sont des hommes comme les autres.

 - Atlantico : Michèle Alliot-Marie déclarait dans une interview à Atlantico (voir ici) qu’en politique, « beaucoup de femmes sont plus misogynes que les hommes. » Etes-vous d’accord avec cette déclaration, et quelle explication lui donner ?

Je suis tout à fait d’accord avec elle. Je rajouterai même que souvent en politique, les pires ennemis des femmes sont les femmes elles-mêmes. Les femmes en politique sont des courtisanes comme les autres, et pour parvenir à atteindre leurs buts, elles sont prêtes à « tuer » leurs propres sœurs (toutes celles qui leurs ressemblent). La fin justifie les moyens… C’est peu glorieux et peu moral, mais les univers de pouvoir sont souvent comme cela…

Atlantico : Plus nombreuses à des postes de décision, que peuvent-elles apporter à la manière dont les affaires du pays sont menées ? Quelles seraient les vertus d’une classe politique davantage féminisée ?

Ne comptez pas sur moi pour vous dire que les femmes ont des qualités spécifiques à leur sexe et que la politique faite par les femmes serait différente de celle menée par les hommes. Tout cela est ridicule et entretient une différentiation artificielle qui finalement fragilise les femmes. Les femmes ont les mêmes qualités que les hommes, c’est d’ailleurs pour cela qu’elles représentent la moitié des promotions de l’ENA, d’HEC, 60% des promotions d’avocates et plus de 80% des promotions de magistrats ! Comment certains peuvent-ils dans ces conditions continuer à entretenir le mythe de la différence de management entre les femmes et les hommes ! Tout cela est ridicule : les femmes sont des hommes politiques comme les autres et des managers et des professionnels comme les autres.

 Lien vers Atlantico ici  

Interview dans ELLE et photos du débat sur le féminisme

2 oct

Table ronde organisée par le magazine ELLE, autour des Femen et du féminisme,  dans le cadre du festival de photojournalisme de Perpignan, Visa pour l’Image. ELLE a  demandé à Inna Shevchenko, la leader des Femen, et à Lydia Guirous, la présidente de « Future, au féminin », de nous expliquer en quoi le corps pouvait (ou non) devenir une arme politique. 

Photos du débat sur le Féminisme avec Caroline Laurent-Simon, Valérie Toranian, Inna Shevchenko, Caroline Fourest, Lydia Guirous

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Position de Lydia Guirous, présidente de « Future, au féminin »

« Montrer ses seins, si l’objectif est d’être vue, photographiée et filmée, c’est un bon moyen… mais pas pour se faire entendre ! Pas pour porter un message crédible et politique. Les Femen utilisent leurs corps comme une arme marketing, autour d’une action mal définie. Si c’est pour défendre l’égalité femmes-hommes, c’est un non-sens, une régression : cela alimente le culte de la femme objet. Comme si les combats féministes n’avaient jamais existé… Le féminisme n’est pas la lutte des classes. Il faut le sortir de cette idéologie de la révolte, et en faire une politique publique tournée vers la réduction des inégalités.

On ne comprend pas leur message : elles sont à Notre-Dame, dans une mosquée, contre le nucléaire, puis devant les grilles du ministère de la Justice : on ne les suit plus ! L’action dans la cathédrale démontre à quel point elles ne comprennent pas ce qu’est la laïcité : il ne s’agit pas du rejet des religions, mais d’un principe de tolérance. On a l’impression de poupées Barbie à la plastique irréprochable, sans cerveau au-dessus des seins ! Il y a également chez les Femen une forme de discrimination qui décrédibilise leur action : y-a-t-il des femmes  rondes, âgées ou de couleur lors de leurs happenings ?

« Les Femen, c’est le diktat de la pensée unique »

En février, j’avais qualifié le mouvement des Femen d’ethnocentré et de néocolonial. Les Femen, c’est le diktat de la pensée unique. Ça a de la gueule quand des femmes arabes se mettent seins nus : c’est un pied de nez aux islamistes qui ne les respectent pas. Mais dans le cas de l’affaire Amina, ces Ukrainiennes en Tunisie, c’était pour moi l’image du colonialisme. C’était « on va venir vous éduquer », une négation des règles du droit international, ainsi qu’une ingérence dans la diplomatie. Pour moi, les Femen ont porté préjudice à la cause des femmes dans les pays arabes et à toutes les féministes qui construisent la démocratie et se battent contre l’obscurantisme.

Il faut aussi arrêter de victimiser les femmes et dire que les hommes sont des bourreaux qu’il faut émasculer, comme sur leur site. « Future, au féminin » a pour but de promouvoir un féminisme pragmatique et républicain, avec les hommes. L’objectif : être efficace et pas doctrinaire. Dès 2012, la cellule SOS harcèlement sexuel que j’ai créée avec l’AP-HP, a permis à des centaines de femmes d’être prises en charge. »

Lien vers le débat : ici

Lydia Guirous débattra sur RMC dans Carrément Brunet face au porte-parole du Parti Socialiste

19 juil

Lydia GUIROUS, présidente de « Future, au féminin » et Responsable UDI-Paris sera en débat  à 13h dans l’émission Carrément Brunet sur RMC face à Eduardo RIHAN-CYPEL, Député PS de la 8ème circonscription de Seine-et-Marne, Conseiller municipal de Torcy et Porte-parole du Parti Socialiste. Le Thème du débat : le nouveau visage de Marianne.

Communiqué de presse : Marianne prend le visage de la haine et du racisme de la leader Femen.

17 juil
Paris, le 17 juillet 2013
 
Marianne prend le visage de la haine et du racisme de la leader Femen.
 

Lydia GUIROUS, Présidente de l’association Future, au Féminin, dénonce le choix du Président de la République de faire de Inna Shevchenko, leader Femen, le visage de notre Marianne 2013. 

 

« Le Président de la République a décidé que la Marianne de nos timbres sera celui proposé par Olivier Ciappa et David Kawena qui se sont inspiré des traits de la leader des Femens, Inna Shevchenko.

 
La France a Honte. Marianne, symbole de notre République, de la liberté, de l’égalité, la fraternité et de la laïcité prend aujourd’hui les traits de celle qui prône la violence, la manipulation, le racisme et le rejet du respect de la liberté de culte.  À ce sujet, le  twitte  de  Inna Shevchenko dans lequel elle exprime des propos ouvertement racistes et islamophobes : « Qu’est ce qui peut être plus stupide que le Ramadan? Qu’est ce qui peut être plus laid que cette religion? », démontre à quel point le choix de cette personne insulte notre histoire et nos principes fondateurs.

Par ailleurs, n’existe-t-il pas suffisamment de femmes françaises emblématiques qui pourraient prendre les traits de notre Marianne?

Peut-être que ce choix est motivé par la volonté de « faire plaisir » aux Féministes, déçues par cette première année de Hollandisme? La loi sur le non cumul des mandats dès 2014 aurait été une décision plus attendue, nécessaire et respectueuse de la France et des Françaises. « 

Lydia GUIROUS

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